Gilles MURATEL

2 mots (ou plus) pour commencer ?

Je suis né à Clermont-Ferrand, un 12 août, décrétée comme Journée Internationale de la jeunesse.

J’habite à une trentaine de kilomètres au nord de Clermont-Ferrand, à Châtel-Guyon, une des villes thermales d’Auvergne.

Au-delà de la photographie, je me passionne de voyages, de nature, de découvertes. Je suis
également engagé dans la vie locale de ma ville

Gilles, depuis quand t’intéresses-tu à la photographie ?

J’ai fait mes premiers pas dans la photographie au lycée. Il y avait un club photo et ce furent donc les premiers temps d’apprentissage du boitier (argentique à l’époque), du cadrage et de la prise de vue, des premiers bains de révélateur, des premiers tirages, des premières expositions. Des moments passionnants.

Et le passage au numérique ?

Une technique quand même un peu particulière à maîtriser, ou plutôt à appréhender. Mais je la considère comme étant une autre démarche qui conserve les étapes apprises avec l’argentique. Il y a toujours le soin de la prise de vue, la partie développement (je conserve tout le sens de ce mot), et bien évidemment le tirage.

Une photo n’a pas à rester sur un ordinateur (comme jadis dans une boîte à chaussures !). Elle doit être montrée, partagée.

Peux-tu nous parler de ton actualité ?

Toujours à l’affut pour trouver sujets et compositions, thèmes et nouvelles démarches. Les voyages, la découverte de nouveaux espaces, la rencontre de personnes aussi extraordinaires les unes que les autres sont mes principales sources d’inspiration.

L’envie de faire découvrir et d’échanger autour de mes clichés est une des forces qui m’encourage à venir vous les présenter sur mon site ou mieux, lors d’une de mes expositions.

Comme je l’ai déjà dit, j’éprouve un grand plaisir dans le partage et l’échange. Je n’hésite pas alors à m’investir comme animateur en clubs photos, à prodiguer des conseils et accompagner toutes les personnes animées par cette même passion.

As-tu des projets ?

Des projets, des idées, des défis… Je reste toujours à l’affut de nouvelles techniques, même si, à l’heure où sont écrites ces lignes, je garde à l’esprit de revenir un jour vers l’exploitation du procédé argentique.

Mais surtout, c’est en tant que professionnel que je continue d’embrasser cette passion, pour mieux l’assouvir, pour la vivre pleinement, pour la partager.

Quels sont tes domaines d’intervention ?

Je garde toujours mon statut d’auteur, pour garder cette liberté de créativité. Les voyages, à l’étranger ou plus proches, sont mes terrains de jeux.

Je tiens à décliner cette recherche de l’originalité vers les commandes qui me sont confiées, qu’elles soient du domaine privé ou ‘corporate’. Sortir des sentiers battus du reportage (au sens large du terme) est un domaine passionnant où les relations humaines sont gagées d’un résultat insolite.

vodou : cérémonie d'allada
vodou : cérémonie d'allada

Les fêtes du Vaudou

Le Vaudou (Vodou ou Voodoo sous d’autres orthographes) est un culte animiste d’origine africaine et plus particulièrement du Bénin, préalablement le Dahomey.

Cette spiritualité est une religion syncrétique qui intègre des éléments de croyances, implique souvent le culte des ancêtres, des esprits de la nature, des divinités et l’utilisation de pratiques rituelles pour communiquer avec eux, chercher protection, guérison ou orientation.

Intrigués par la complexité et la diversité de cette religion, nous avons émis le projet, avec 2 amis photographes, de partir à sa découverte et ses rencontres au cours de la période qui lui est consacrée, le 10 janvier. Notre reportage s’est alors déroulé sur 3 semaines, au début de l’année 2020.

Accompagnés d’une guide locale, nous avons pu assister à des cérémonies traditionnelles au sein même des villages de quelques communautés, mais également à 2 cérémonies officielles.

Entre accueil, partages, « communion », respect, nos 3 semaines furent d’une intensité émotionnelle hors du commun. Nos échanges avec les autochtones, leur Roi respectif n’hésitant pas à nous recevoir comme des « princes » (chacune des communautés est dirigée par ce haut notable), ce furent des moments inoubliables dont vous trouverez ici quelques témoignages photographies, lesquels, je l’espère, vous transmettront cette « ambiance ».

Le retour dans notre « civilisation » a renforcé nos désirs de découvertes atypiques. La période sanitaire (mais aussi la situation géopolitique de la région) nous a quelque peu freiné : nous envisagions retourner au Bénin pour les fêtes équestres de Gaani. Elle reste malgré tout dans un coin de nos esprits.